Auteur/autrice : AdminArser

  • [:fr]Un petit guide de survie au quotidien[:en]A short daily survival guide[:]

    [:fr]Un patient, en cours de radiothérapie ORL ou venant d’en subir une, aura à cœur d’avoir une hygiène buccale aussi irréprochable que possible, afin de limiter les risques d’une gingivite ou d’une infection dentaire, potentiellement génératrices d’une redoutable ostéoradionécrose maxillaire ou mandibulaire.

    Mais le diamètre des poils d’une brosse à dents n’étant pas nul, ils ne peuvent pas accéder au fond des anfractuosités interdentaires, ouvrant ainsi la voie aux gingivites ou aux caries ; par contre, un jet d’eau dentaire (appareil disponible dans tous les magasins d’électroménager pour une somme modique) pourra être aussi fin que lesdites anfractuosités et donc en extraire les moindres débris alimentaires qui s’y trouvent, limitant ainsi les risques évoqués.

    Par ailleurs, si souples soient elles, les brosses à dents fragilisent l’émail des dents, au point qu’il est de nos jours recommandé par tous les professionnels de santé concernés d’attendre une demi heure après un repas pour se brosser les dents, afin de ne pas ajouter l’abrasion mécanique de la brosse à la fragilisation de l’émail par l’acidité des aliments.

    La radiothérapie provoquant de surcroît une hyposialie (manque de salive) importante aggravant davantage encore le risque de caries, il est très souhaitable de se supplémenter en vitamine D3, en fluor et en magnésium, les doses recommandées par ANSES pour ces trois compléments alimentaires (disponibles dans toutes les pharmacies) étant respectivement de 15 µg/j, de 2,9 mg/j et de 280 mg/j pour les femmes, et de 15 µg/j, 3,4 mg/jour et de 380 mg/j pour les hommes.

    De façon similaire, pendant ou après une radiothérapie, la bouche est hyper sensible et la seule mastication des aliments peut provoquer des douleurs quasiment insupportables.

    Mais il est difficile aux patients vivant en famille d’imposer à leurs proches de ne consommer que des aliments réduits en purée ; et même pour les patients célibataires, il est préférable d’éviter les aliments ultra transformés de la grande distribution, toujours porteurs d’additifs potentiellement cancérigènes, et à cette fin, de réduire en purée par eux-mêmes les fameux « cinq fruits et légumes » recommandés par tous les média.

    Cette opération est grandement facilitée par l’utilisation d’un mixeur plongeant, qui permet de réduire en bouillie une portion individuelle de fruits ou de légumes placée dans un contenant idoine (typiquement de type « mug »), évitant ainsi une préparation spécifique pour les patients vivant en famille.[:en]A patient, currently undergoing an ENT radiotherapy or having just undergone one, will be keen to have as impeccable oral hygiene as possible, in order to limit the risks of gingivitis or dental infection, potentially generating a dreaded maxillary or mandibular osteoradionecrosis.

    But the diameter of the bristles of a toothbrush is not zero, they cannot access the bottom of the interdental crevices, thus opening the way to gingivitis or cavities; on the other hand, a dental water jet (device available in all household appliance stores for a modest fee) can be as fine as the said crevices and therefore extract the slightest food debris found there, thus limiting the risks mentioned .

    Furthermore, no matter how soft they are, toothbrushes weaken tooth enamel, to the point that it is nowadays recommended by all health professionals concerned to wait half an hour after a meal to brush your teeth, so as not to add the mechanical abrasion of the brush to the weakening of the enamel by the acidity of food.

    Radiotherapy also causing significant hyposialia (lack of saliva) further aggravating the risk of cavities, it is very desirable to get supplemented with en vitamine D3, fluoride and magnesium, the doses recommended by ANSES for these three food supplements (available in all pharmacies) being respectively 15 µg/day, 2.9 mg/day and 280 mg/day for women, and 15 µg/day, 3.4 mg/day and 380 mg/day for men.

    Similarly, during or after radiotherapy, the mouth is hyper sensitive and just chewing food can cause almost unbearable pain.

    But it is difficult for patients living with family to force their loved ones to only consume pureed foods; and even for single patients, it is preferable to avoid ultra-processed foods from supermarkets, which always contain potentially carcinogenic additives, and to this end, to puree by themselves the famous “five fruits and vegetables” recommended by all media.

    This operation is greatly facilitated by the use of a hand blender, which makes it possible to reduce to a pulp an individual portion of fruit or vegetables placed in a suitable container (typically of the “mug” type), thus avoiding specific preparation for the patients living with family.[:]

  • [:fr]Hommage à Jean Louis LEFAIX[:en]Tribute to Jean Louis LEFAIX[:]

    [:fr]Notre ami Jean-Louis LEFAIX, chercheur illustre de la radiobiologie et la radiopathologie française, nous a quitté ce 15 février 2025 à l’âge de 72 ans.

    Son parcours a débuté en biologie « mon bureau était un réduit sans fenêtre d’environ 1,50m sur 2 antichambre du bureau de mon directeur de thèse à l’université Pierre Marie Curie » ayant fait ses classes auprès de son maître René Couteau dans les années 70 sur la jonction neuro-musculaire.

    Puis, il a soutenu une thèse de 3ème cycle en biologie sur la morphologie descriptive et quantitative du nerf périphérique de la jonction neuromusculaire et du métabolisme musculaire chez la souris (1981, Paris VI). Il a d’ailleurs souffert d’un plagiat de ses travaux, survenu depuis Londres, après une demande de recommandation auprès d’un baron à renommée internationale spécialiste du système nerveux chez la souris !

    En avril 80, la chance lui a permis d’être recruté au CEA pour travailler à la « ferme atomique » laboratoire de radiobiologie appliquée. « Bloc sans fenêtre construit au milieu des années 60, de 80 m de long, 25 m de large, permettant l’expérimentation sur gros animaux, dans les bois à la périphérie de INRA à Jouy-en-Josas, dans un isolement géographique et administratif total ».

    Ceci a permis, avec en particulier les vétérinaires du laboratoire, de mettre au point un modèle expérimental d’irradiation accidentel localisé (programme Pocket Syndrome) puis de développer une recherche radiobiologique translationnelle en physiologie et en imagerie… suivi d’un doctorat de Sciences (1989).

    Puis l’ouverture sur la thématique des séquelles tardives de la radiothérapie est apparue dès l’arrivée du Dr Sylvie DELANIAN au labo en 1990 (suivi d’ailleurs d’une amicale complicité de 30 ans) permettant la précieuse concordance de travaux cliniques, in vivo, et in vitro, avec Michèle MARTIN puis Marie Catherine VOZENIN.

    L’ensemble de ses travaux sera couronné par une habilitation à diriger des recherches en 1994 et un dépôt de Brevet d’Invention en 1998.

    Puis un virage des années 2000 sera pris à Caen avec l’Hadronthérapie puis le projet Arcade construit pour préparer la radiobiologie du XXIe siècle.

    Lorsqu’en 2009, la santé l’a trahi (sans doute lié aux radiations), l’expérience du partage des souffrances de patients avec séquelles de la radiothérapie a pu l’aider à traverser certaines épreuves humaines…. Il a fait partie du premier cercle des fondateurs de l’ARSER en 2010 et son Conseil scientifique.

    Il s’estimait être un passeur de savoir d’une discipline complexe à cheval (son ami de toujours) sur la physique, la physiologie animale, la médecine, la biologie moléculaire et la radiothérapie.

    Son érudition, sa rigueur, son humour, sa clarté, et même son pessimisme légendaire vont nous manquer. Il a marqué à jamais la radiobiologie et radiopathologie française en permettant les transferts de connaissances du microscope à l’humain et des applications médicales toujours en vigueur à ce jour.

    Merci pour tout Jean Louis

    au laboratoire de Jouy en Josas

    au laboratoire de Jouy en Josas

    en AG à l’ARSER

    en AG à l’ARSER

    [:en]Our friend Jean-Louis LEFAIX, an illustrious researcher in French radiobiology and radiopathology, left us on February 15, 2025 at the age of 72.

    His career began in biology « my office was a windowless little room of about 1.50m by 2 antechambers of my thesis director’s office at Pierre Marie Curie University » having studied with his master René Couteau in the 70s on the neuromuscular junction.

    Then, he defended a 3rd cycle thesis in biology on the descriptive and quantitative morphology of the peripheral nerve of the neuromuscular junction and muscle metabolism in mice (1981, Paris VI). He also suffered from plagiarism of his work, which occurred from London, after a request for a recommendation from an internationally renowned baron specializing in the nervous system in mice!

    In April 80, luck allowed him to be recruited at the CEA to work at the « atomic farm » laboratory of applied radiobiology. « Windowless block built in the mid-60s, 80 m long, 25 m wide, allowing experimentation on large animals, in the woods on the outskirts of INRA in Jouy-en-Josas, in total geographical and administrative isolation ».

    This allowed, in particular with the laboratory’s veterinarians, to develop an experimental model of localized accidental irradiation (Pocket Syndrome program) and then to develop translational radiobiological research in physiology and imaging… followed by a doctorate in Sciences (1989).

    Then the opening on the theme of the late after-effects of radiotherapy appeared upon the arrival of Dr. Sylvie DELANIAN at the lab in 1990 (followed by a friendly complicity of 30 years) allowing the precious concordance of clinical work, in vivo, and in vitro, with Michèle MARTIN then Marie Catherine VOZENIN.

    All of his work will be crowned by an authorization to direct research in 1994 and a Patent of Invention filing in 1998.

    Then a turning point in the 2000s will be taken in Caen with Hadrontherapy then the Arcade project built to prepare the radiobiology of the 21st century.

    When in 2009, health betrayed him (probably linked to radiation), the experience of sharing the suffering of patients with after-effects of radiotherapy was able to help him get through certain human trials…. He was part of the first circle of founders of ARSER in 2010 and its Scientific Council.

    He considered himself to be a transmitter of knowledge of a complex discipline straddling (his lifelong friend) physics, animal physiology, medicine, molecular biology and radiotherapy.

    His erudition, his rigor, his humor, his clarity, and even his legendary pessimism will be missed. He forever marked French radiobiology and radiopathology by allowing the transfer of knowledge from the microscope to humans and medical applications still in force to this day.

    Thank you for everything Jean Louis



    at the Jouy en Josas laboratory
           


    in AG at ARSER

    [:]

  • [:fr]Compte-rendu de L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE du 6 avril 2024 [:]

    [:fr]

    Les membres de l’Association ont été convoqués par courrier électronique le 03 avril 2023 à
    participer à l‘ AGO de l’ARSER, en présentiel Le samedi 6 avril 2024
    hébergée au Centre Cancérologique de la Porte de Saint Cloud,
    salle de réunion au 30 rue de Paris, 92100 Boulogne

    28 adhérents de l’ARSER ont participé à cette AGO : 7 présents et 21 représentés et 2 en visio. Le Quorum étant atteint, L’AGO peut valablement délibérer, dans le respect des statuts.

    La séance est ouverte à 10h30
    La Présidente de l’ARSER, Pr Sylvie DELANIAN, souhaite la bienvenue aux membres présents et en visioconférence et les remercie de leur présence. Elle remercie également les adhérents qui ont envoyé leur pouvoir preuve de leur intérêt pour notre association.
    La raison d’être de l’ARSER était et demeure : aider les patients souvent affaiblis, en s’appuyant sur la recherche médicale, et en suscitant des échanges entre eux. L’ARSER s’est donné également comme mission d’informer patients et médecins des progrès de la recherche et ses applications dans le domaine des séquelles de la radiothérapie.
    Roselyne NICOLAS, Secrétaire Générale de l’ARSER, remercie les adhérent(e)s d’être présent(e)s ou en visioconférence, elle remercie également les personnes qui ont accepté les pouvoirs afin que le quorum
    soit atteint. Elle précise que seuls les membres à jour de leur cotisation en 2023 peuvent assister à l’Assemblée Générale Ordinaire et participer aux votes (soit en présentiel, soit en envoyant leur pouvoir)

    Ordre du jour :
    1 – Rapport d’activité 2023
    2 – Bilan financier 2023
    3 – Budget prévisionnel 2024
    4 – Le conseil d’administration
    5 – Don à l’ARSER et déductions fiscales
    6 – Les forums
    7 – Rapport d’orientation 2024
    8 – Échanges et questions diverses

    1 – RAPPORT D’ACTIVITE présenté par Sylvie Delanian et Roselyne Nicolas
    – Les actions débutées en 2022 ont été poursuivies sur 2023.
    Dynamiser les Forums de discussion en ligne en diffusant à tous les adhérents les témoignages de patients « grands témoins » ou « patients experts », ayant une pathologie évoluée et qui ont développé au fil du temps une connaissance fine des séquelles dont ils souffrent et en rendre compte à d’autres plus « novices ».
    Nous répondons également aux messages adressés sur ecrire.arser@gmail.com et par téléphone.

    – Le BUREAU a continué à œuvrer pour le bon fonctionnement de l’ARSER en présentiel, comme en visio, afin de poursuivre ses actions et proposer des témoignages de patients qui ont acceptés de partager leur histoire singulière. Un nouveau Flyer ARSER est en préparation.

    Le rapport d’activités est mis au vote et a été approuvés à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    2 – BILAN FINANCIER au 31 12 2023 présenté par Benoit Bruet, Trésorier.
    Le résultat net de l’exercice 2023 est 5.726,26 €, se décomposant en 2.353,74 € de dépenses pour 8.080 € de recettes, ces dernières se répartissant en 3.680 € de cotisations et 4.400 € de dons pour la recherche (CCP à 8.345,90 €, Livret A à 67.805,56 €, caisse à 30 €, pour un total de liquidités à 76.181,46 €).

    Ce bilan financier atteste d’une réduction d’un tiers de cotisations. Une des causes avancées a été les conséquences de déstabilisation de la période Covid sur la santé de nos membres, comme dans la réduction de l’assiduité du suivi de consultation ou une aggravation de leur pathologie.
    Le bilan financier est mis au vote et a été approuvé à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    B Bruet a grandement œuvré pour faciliter la comptabilité de l’ARSER avec accès de ré-inscription en ligne, dotation de carte bleue… nous le remercions.

    3 – BUDGET PREVISIONNEL 2024
    • Le budget prévisionnel est de 1.613,04 € en dépenses, et de 3.680 € en cotisations, auxquels s’ajoutent un prévisionnel de 4.400 € en dons pour la Recherche médicale et de 800 € d’intérêts sur le Livret A, pour un total prévisionnel de 8.880 € de recettes.
    Le budget prévisionnel 2024 mis au vote et approuvé à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    4 – Membres du CONSEIL D’ADMINISTRATION actuels
    – Pr Sylvie DELANIAN, Présidente
    – Pr Pierre-François PRADAT, Vice-Président
    – Roselyne NICOLAS, Secrétaire Générale
    – Benoit BRUET, Trésorier
    – Jean-Pierre BRIOT, Administrateur et Responsable relations extérieures
    – Marie Lise CHOPIN, Administrateur
    – Hans CARL, Administrateur, Délégué Occitanie

    Nouvelle candidature au conseil d’administration :
    Il est proposé la candidature de Jean-Marie Cariage comme administrateur.
    Cette proposition est mise au vote et a été approuvée à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    Hommage à Jean VALLEE, membre du Conseil d’administration
    Jean VALLEE, fidèle de la première heure dès la fondation de l’ARSER nous a quitté il y a quelques semaines
    … une infection de trop…
    • Il aura résisté aux diverses séquelles de sa radiothérapie ORL tant sur le plan neurologique qu’alimentaire
    avec les moyens médicaux mis en place pour les limiter.
    • Toute notre sympathie se tourne vers sa famille. Son dynamisme et bonne humeur vont nous manquer.

    7 – Rapport d’orientation présenté par Sylvie Delanian et Roselyne Nicolas
    • En 2024 nous allons poursuivre les actions 2023, afin que notre association soit mieux connue et permette une orientation optimale des patients vers des professionnels médicaux compétents.
    Rappel :
    Dons à l’Arser de la partie recherche et possible déduction fiscale ! après 10 ans d’échanges, la dernière demande a abouti. L’Arser a été reconnue éligible par la DGFIP en janvier 2023 au régime du mécénat prévu par le Code général des impôts, en tant qu’organisme d’intérêt général, du fait de ses activités à caractère scientifique (dons qui concourent à la découverte de pistes de traitement, avec un conseil scientifique) et social (venir en aide à des personnes en situation de difficulté).
    Le rapport d’orientation est mis au vote et approuvé à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    8 – QUITUS à la Présidente et au Conseil d’Administration
    A l’unanimité, le quitus est donné à Sylvie DELANIAN, Présidente, et au Conseil d’Administration.

    9 – Échanges et questions diverses : de nombreux échanges ont eu lieu entre les personnes présentes dans la convivialité habituelle de notre association.

    RUPTURE de PENTOXIFYLLINE
    La Pentoxifylline générique du TORENTAL400 était anciennement fabriquée par Sanofi (interruption du princeps en 2012) puis PENTOFLUX 400 fabriqué par Bouchara (interruption de fabrication vers 2019) puis uniquement des génériques (laboratoire EG) jusqu’à juin 2023 date à laquelle ce médicament non remboursé n’a plus été disponible en France (jusqu’à épuisement des stocks).
    Or il fait partie de la trithérapie PENTOCLO base des traitements anti-fibrosants en pathologie radio-induite.
    Les réactions dans l’immédiat ont été :
    1- La Pentoxifylline est toujours disponible en pharmacie à l’étranger en Europe (Suisse, Belgique, Angleterre, Allemagne, Portugal, Espagne…) et aux Etats Unis (TRENTAL). et en pathologie vétérinaire.
    2- L’institut Gustave Roussy se dirige sur une fabrication pour ses patients avec ostéoradionécrose.
    3- Il est demandé à Jean-Marie Cariage, habitant près de la Suisse de faire l’acquisition d’un stock de Pentoxifylline (100 boites) pour que le Pr Delanian, grâce à l’ARSER, puisse traiter des patients.
    4- Le Pr Delanian a proposé une alternative vasculaire d’attente avec VASTAREL (Trimétazidine), molécule qui avait fait ses preuves chez l’animal en radiobiologie.
    COVID ET PATHOLOGIE RADIO-INDUITE
    Les effets secondaires de la radiothérapie, comme le virus Covid ou son vaccin (via tempête cytokinique et récepteur à l’angiotensine) interfèrent avec les tissus sous forme d’inflammation chronique et perturbations des petits vaisseaux sanguins. Cela s’est traduit chez les patients symptomatiques, depuis 2020, par des paliers d’aggravation fibro-atrophique au sein des tissus irradiés : comme un vent violent (Mistral) soufflant sur des braises. Ces observations sont survenues en décalé 2 à 4 semaines après Covid (ou vaccin) et avec une durée de la sur-stimulation de 2 à 4 mois. Même avec une rhinopharyngite banale, la poussée demeure.
    Les patients doivent rester vigilants et toute infection bactérienne associée doit être traitée précocement.

    RECHERCHE MEDICALE
    Le soutien à la recherche fondamental est onéreux sur le plan matériel et humain. Cependant une
    gratification de 500€ par mois sur 6 mois peut être d’ores et déjà être envisagée pour les étudiants en
    MASTER pour un projet destiné à améliorer les séquelles de la radiothérapie.
    Jean-Marie Cariage réfléchit à une collecte de fonds pour améliorer de façon plus pérenne et consistante
    notre situation financière.
    Un transfert de fonds de la dissolution d’ARSER Suisse est également au programme.

    SITE INTERNET
    Une modification du site internet est envisagée dans son versant international avec un onglet Canada, US, Angleterre (Ian Simpson), Suisse, Brésil (J.P. Briot).

    Plus rien n’étant à l’Ordre du Jour de l’Assemblée Générale Ordinaire la séance est levée à 13h.

    Pr Sylvie DELANIAN, Présidente de l’ARSER      Roselyne NICOLAS, Secrétaire Générale de ARSER[:]

  • [:fr]DUO EN MON JARDIN[:en][:]

    [:fr]

    DUO EN MON JARDIN

    « Les chants désespérés sont les chants les plus beaux
    Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots. »

    Alfred de Musset

    Le merle, en ce printemps, lance un chant si joyeux
    Que penchée au balcon, je le cherche des yeux :
    Au faîte du grand cèdre, il salue le matin
    En offrant sa chanson aux accents cristallins.
    Et moi, je tends l’oreille à ce précieux cadeau
    Qui, dit-on, des humains allège le fardeau…

    Le merle musicien, éveillant le silence,
    Honore le soleil de ses notes qui dansent.
    Enchantant mon jardin de sa douce présence,
    Il caresse un instant la fleur de l’espérance
    Et dans l’aube naissante, sifflant à perdre haleine,
    Il semble ne chanter que pour bercer ma peine.

    * *

    Puis un merle nouveau se pose sur un chêne
    Et entame un duo, comme on le fait sur scène.
    Dans le jardin en fleurs aux teintes d’aquarelle
    Ils clament alentour combien la vie est belle.

    Unissant leurs Becs d’Or, les oiseaux se déchaînent
    Et moi, les yeux mi-clos, je sens fondre ma peine…

    [:en]

    DUO EN MON JARDIN

    « Les chants désespérés sont les chants les plus beaux
    Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots. »

    Alfred de Musset

    Le merle, en ce printemps, lance un chant si joyeux
    Que penchée au balcon, je le cherche des yeux :
    Au faîte du grand cèdre, il salue le matin
    En offrant sa chanson aux accents cristallins.
    Et moi, je tends l’oreille à ce précieux cadeau
    Qui, dit-on, des humains allège le fardeau…

    Le merle musicien, éveillant le silence,
    Honore le soleil de ses notes qui dansent.
    Enchantant mon jardin de sa douce présence,
    Il caresse un instant la fleur de l’espérance
    Et dans l’aube naissante, sifflant à perdre haleine,
    Il semble ne chanter que pour bercer ma peine.

    * *

    Puis un merle nouveau se pose sur un chêne
    Et entame un duo, comme on le fait sur scène.
    Dans le jardin en fleurs aux teintes d’aquarelle
    Ils clament alentour combien la vie est belle.

    Unissant leurs Becs d’Or, les oiseaux se déchaînent
    Et moi, les yeux mi-clos, je sens fondre ma peine…

    [:]

  • [:fr]DERNIÈRES NOUVELLES[:en]LATEST NEWS[:]

    [:fr]URGENT RUPTURE MEDICAMENT :

    La Pentoxifylline, pilier médicamenteux de la triade PENTOCLO n’est plus commercialisé en France depuis plusieurs mois, mais reste disponible à l’étranger (Suisse, Espagne, Angleterre, USA…).

    Les alternatives actuelles seraient : via l’ARSER, de mettre de la PENTOXIFYLLINE à votre disposition (nous contacter) OU de proposer une alternative thérapeutique par substitution avec un médicament disponible approchant.

    GRANDE NOUVELLE pour tous ceux qui souhaitent soutenir l’ARSER au delà d’une simple adhésion :

    L’Administration fiscale a finalement bien voulu indiquer à l’ARSER que les dons qui lui étaient faits étaient eux aussi déductibles à hauteur de 66 % du revenu imposable de leurs donateurs : si vous le souhaitez, vous pouvez dès à présent utiliser cette possibilité en allant sur la page du bulletin pour y effectuer un don (seul ou en complément de votre cotisation).

    Le numéro 11 de la revue « PSYCHOSOMATIQUE INTÉGRATIVE » a été mis en ligne dans la rubrique « Témoignages, Actualités & Chroniques ».

    [:en]URGENT MEDICATION OUTAGE:

    Pentoxifylline, the medicinal pillar of the PENTOCLO triad, has no longer been marketed in France for several months, but remains available abroad (Switzerland, Spain, England, USA, etc.).

    The current alternatives would be: via ARSER, to make PENTOXIFYLLINE available to you (contact us) OR to offer a therapeutic alternative by substitution with a similar available drug.

    BIG NEWS for all those who wish to support ARSER beyond simple membership:

    the French Tax Administration has finally been kind enough to indicate to ARSER that donations made to it were also deductible in France up to 66% of the taxable income of their donors: if you wish, you can now use this possibility by going to bulletin page to make a donation (alone or in addition to your contribution).

    Issue 11 of journal « PSYCHOSOMATIQUE INTÉGRATIVE »  is now online in « Testimonials, News & Chronicles » pane.

    [:]

  • [:fr]Compte-rendu de L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE du 22 avril 2023[:]

    [:fr]Les membres de l’Association ont été convoqués par courrier électronique le 03 avril 2023 à participer à l‘Assemblée Générale Ordinaire (AGO) de l’ARSER, en présentiel, à la Maison des Association salle 4, au 16 rue des Gravier à 92522 Neuilly Sur Seine Cedex.
    25 adhérents de l’ARSER ont participé à cette AGO : 7 présents et 18 représentés. Le Quorum étant atteint, L’AGO peut valablement délibérer, dans le respect des statuts.

    La séance est ouverte à 10h
    La Présidente de l’ARSER, Pr Sylvie DELANIAN, souhaite la bienvenue aux membres présents et les remercie de leur présence. Elle remercie aussi les adhérents qui ont envoyé leur pouvoir preuve de leur intérêt pour notre association.
    La raison d’être de l’ARSER était et demeure : aider les patients souvent affaiblis, en s’appuyant sur la recherche médicale, et en suscitant des échanges entre eux. L’ARSER s’est donné également comme mission d’informer patients et médecins des progrès de la recherche et ses applications dans le domaine des séquelles de la radiothérapie.

    Roselyne NICOLAS, Secrétaire Générale de l’ARSER, remercie les adhérents(tes) d’être présents(tes) elle remercie également les personnes qui ont accepté les pouvoirs afin que le quorum soit atteint. Elle précise que seuls les membres à jour de leur cotisation en 2022 peuvent assister à l’Assemblée Générale Ordinaire et participer aux votes. (Soit en présentiel, soit en envoyant leur pouvoir)

    1 – RAPPORT D’ACTIVITE
    Les actions débutées en 2021 ont été poursuivies sur 2022.
    En particulier, l’amélioration du référencement (SEO) du site Internet et sa migration vers un nouvel hébergeur en 2022 : il a été visité 17 188 fois par 10 231 visiteurs différents, preuve qu’il est beaucoup plus « visible » et possiblement utile. De son côté, Google nous indique que, par son intermédiaire, il y a eu sur les trois derniers mois un équivalent annuel d’environ 2 740 visiteurs du site ; le différentiel entre ces deux chiffres étant imputable aux spams, etc., ainsi qu’aux visiteurs arrivant directement par des liens externes (favoris du navigateur, sites autres qu’ARSER, etc.).
    – Le BUREAU :
    Le bureau a continué à œuvrer pour le bon fonctionnement de l’ARSER en présentiel, comme en visio, afin de poursuivre ses actions et proposer des témoignages de patients qui ont acceptés de partager leur histoire singulière.

    2 – BILAN FINANCIER au 31 12 2022
    Le résultat net de l’exercice 2022 est de 5 832,20 €, se décomposant en 4 855 € (versus 6 780 € en 2021) de cotisations, et 2 845,01 € de dons (versus 3 030 € en 2021) pour la Recherche médicale (Livret A à 65.000 €).
    Ce bilan financier atteste d’une réduction d’un tiers de cotisations. Une des causes avancées a été les conséquences de déstabilisation de la période Covid sur la santé de nos membres, comme dans la réduction de l’assiduité du suivi de consultation.

    3 – BUDGET PREVISIONNEL 2023
    Le budget prévisionnel est de 1 832,51 € en dépenses et 5.000,00 € en cotisations, auxquels s’ajoute un prévisionnel de 3.000 € de dons pour la Recherche médicale.

    Le bilan 2022 et le budget prévisionnel 2023 sont mis au vote et ont été approuvés à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    4 – Membres du CONSEIL D’ADMINISTRATION actuels
    – Pr Sylvie DELANIAN, Présidente
    – Pr Pierre-François PRADAT, Vice-Président
    – Roselyne NICOLAS, Secrétaire Générale
    – Benoit BRUET, Trésorier
    – Jean-Pierre BRIOT, Responsable relations extérieures
    – Jean VALLEE, administrateur, Délégué Bretagne
    – Hans CARL, administrateur, Délégué Occitanie
    Nous proposons de renouveler leur mandat pour 3 ans.
    Cette proposition est mise au vote et a été approuvé à l’unanimité des membres présents ou représentés

    Nouvelle candidature au conseil d’administration :
    Il est proposé la candidature de Marie-Lise CHOPIN comme membre du bureau.
    Cette proposition est mise au vote et a été approuvée à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    5 – Une Page FACEBOOK a été créée afin de nous faire connaître en dirigeant plus facilement les patients en recherche d’informations sur leur pathologie, vers le site de l’ARSER. Cette démarche est un lien de modernité, si vous avez une page Facebook n’hésitez pas à faire connaître celle de l’ARSER ?

    6 – DONS A L’ARSER et déduction fiscale. Une nouvelle demande vient enfin d’aboutir !
    L’Arser a enfin été reconnue éligible par l’administration fiscale la DGFIP en janvier 2023 au régime du mécénat prévu par le Code général des impôts, en tant qu’organisme d’intérêt général, du fait de ses activités à caractère scientifique (dons qui concourent à la découverte de piste de traitement, avec un conseil scientifique) et social (venir en aide à des personnes en situation de difficulté). Cela signifie que les dons à l’ARSER pourront être déductible de l’impôt sur le revenu (et pas seulement la cotisation).

    7 – Afin de dynamiser les FORUMS de discussion en ligne : nous avons poursuivi la diffusion à tous les adhérents des témoignages de patients « grands témoins » ou « patients experts ». Chaque patient avec une pathologie évoluée devient un « patient expert », c’est-à-dire qui a développé au fil du temps une connaissance fine des séquelles dont il souffre et peut en rendre compte, ce qui peut aider d’autres patients
    plus « novices ».
    Le bilan d’activité a été mis au vote et a été approuvé à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    8 – Le développement de l’ARSER à l’étranger, en particulier en Suisse. Le développement du site de l’ARSER Suisse est toujours en cours. Il a pris quelque retard qui devrait être rattrapé.

    9 – QUITUS à la Présidente et au Conseil d’Administration
    A l’unanimité, le quitus est donné à Sylvie DELANIAN, Présidente, et au Conseil d’Administration.

    10 – Rapport d’orientation :
    En 2023 nous allons poursuivre les actions 2022, afin que notre association soit mieux connue et permette une orientation optimale des patients vers des professionnels médicaux compétents.
    Le rapport d’orientation a été mis au vote et est approuvé à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    11 – Changement du montant de l’Adhésion :
    Du fait de l’inflation, un réajustement de l’adhésion a été proposé à 35€ pour 2024.
    Cette proposition est mise au vote et elle est approuvée à l’unanimité des membres présents ou représentés.

    12- Échanges et questions diverses : place de l’intelligence artificielle en oncologie et séquelles de la radiothérapie ? Diffusion universitaire ? Diffusion dans les médias ? En particulier,

    Le Pr Delanian a partagé ses interrogations sur l’impact de l’infection virale Sars Cov2, ou de ses vaccins, sur les séquelles de la radiothérapie.
    Plus du tiers des patients souffrant de séquelles radio-induites majeures ont présenté une aggravation de leur pathologie, en volume irradié, dans les 2 à 4 semaines qui ont suivi un Covid (ou son vaccin), même peu symptomatique entre 2020 et 2023. Cette poussée s’est développée, « comme un vent violent sur des braises en forêt », pendant 1 à 2 mois.
    Un des mécanismes évoqués pourrait être la proximité de l’atteinte tissulaire de Covid et de la fibrose radio-induite, de par leur toxicité apparentée de type microvasculaire et matriciel, permettant une synergie toxique en volume irradié, telle qu’observée dans la plexite radio-induite. Ce phénomène de poussée a pu être également amplifié dans les séquelles à composante septique (infection bactérienne) telle que l’ostéoradionécrose.
    Si les facteurs d’aggravation d’une pathologie radio-induite sont aujourd’hui bien identifiés (traumatique, bactérien, vasculaire …), ce nouvel acteur Covid a pris et continue de prendre le devant de la scène chez
    certains patients, mais il est peu souvent pris en compte par le patient lui-même ou ses médecins.
    Ce constat n’a pas fait l’objet d’une publication scientifique (en préparation), mais a permis de soigner et conseiller dans l’urgence et l’absence de connaissance établie.

    Une discussion a été engagée également sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) et la radiothérapie et ses séquelles et fait l’objet du prochain éditorial (JP Briot).

    De nombreux échanges ont eu lieu entre les personnes présentes dans la convivialité habituelle de
    notre association.

    Plus rien n’étant à l’Ordre du Jour de l’Assemblée Générale Ordinaire la séance est levée à 12h.

    Pr Sylvie DELANIAN, Présidente de l’ARSER            Roselyne NICOLAS, Secrétaire Générale de ARSER[:]

  • [:fr]Intelligence Artificielle et progrès médical[:en]Artificial intelligence and medical progress (machine translation of French editorial)[:]

    [:fr]par Jean-Pierre Briot

    Directeur de recherche émérite, CNRS – Sorbonne Université

    Membre du Bureau de l’ARSER

     
    Cet éditorial a pour objet de faire le point sur les avancées et les perspectives d’utilisation des techniques d’intelligence artificielle pour la médecine, et en particulier les séquelles de la radiothérapie.

    Permettez-moi tout d’abord de rappeler que l’IA (intelligence artificielle) est un des domaines de l’informatique et a été projetée dès son début, dans les années 1950. Elle inclut (mais n’est pour autant pas réduite à) des techniques d’apprentissage statistique (appelés « réseaux de neurones artificiels »), qui ont connu une progression fulgurante et constante à partir de 2012, du fait de la conjonction de trois facteurs : progrès techniques, disponibilité d’énormes masses de données grâce au Web, et disponibilité de grandes ressources pour des calculs intensifs grâce à des processeurs adaptés bon marché. Des exemples d’applications quotidiennes sont la reconnaissance de visages, la traduction et la prévision météorologique.

    Plutôt que de rédiger cette analyse par moi-même, il m’a paru tentant de demander à ChatGPT, l’agent conversationnel créé par la société Open AI, et très médiatisé depuis quelques mois. Avant cela, il m’a semblé utile de résumer les principes de son fonctionnement.

    – Son premier module GPT (acronyme de Generative Pre-trained Transformer) a pour fonction l’apprentissage statistique du langage (pouvant dialoguer en plusieurs langues, dont le français). GPT est une architecture de très grande taille (dite profonde) de réseau de neurones artificiels. Son entraînement est de type « apprentissage supervisé », consistant à apprendre à prédire les mots suivants d’une phrase, à partir d’une quantité énorme de textes, et ainsi la syntaxe et la structure du langage. Le résultat est un générateur de texte, encyclopédique.

    – Le second module a lui pour fonction la génération du dialogue et utilise une autre technique d’apprentissage machine, appelée apprentissage par renforcement, où des experts humains évaluent les réponses générées par le système, lui permettant ainsi d’apprendre progressivement des réponses et dialogues de plus en plus affinées.

    Les résultats sont assez impressionnants, même si des limites, certaines profondes, existent et pourraient faire l’objet d’un autre éditorial ! Bonne lecture !

    Ci-dessous la transcription intégrale du dialogue initié avec ChatGPT le 23 mars 2023

    – Question (Q) : Veuillez s’il-vous-plaît résumer les principales avancées de l’IA au progrès médical

    – Réponse (R-IA) : L’IA a apporté de nombreuses avancées dans le domaine de la médecine, notamment :

     

    1. Diagnostic assisté par ordinateur : Les systèmes d’IA peuvent aider à diagnostiquer des maladies en analysant des images médicales telles que les radiographies, les scanners et les IRM, ainsi que les symptômes et les antécédents médicaux du patient.
    2. Détection précoce de maladies : Les algorithmes d’IA peuvent être utilisés pour détecter des signes précoces de maladies telles que le cancer et les maladies cardiovasculaires, permettant un traitement plus efficace.
    3. Personnalisation des traitements : L’IA peut être utilisée pour analyser les données du patient et fournir des recommandations de traitement personnalisées, en fonction des antécédents médicaux, des symptômes et des résultats de tests.
    4. Robotique médicale : Les robots peuvent être utilisés en chirurgie, en aidant les chirurgiens à effectuer des procédures plus précises et plus sûres.
    5. Surveillance des patients : L’IA peut être utilisée pour surveiller les patients à distance, détecter les changements dans leur état de santé et prévenir les complications.
    6. Découverte de médicaments : Les algorithmes d’IA peuvent être utilisés pour identifier des composés prometteurs pour le développement de médicaments, en analysant de grandes quantités de données.

    Ces avancées de l’IA dans le domaine de la médecine ont le potentiel de transformer la manière dont les maladies sont diagnostiquées, traitées et gérées, permettant une médecine plus précise et personnalisée.

    – (Q) : Merci, avez-vous des informations plus précises sur la façon dont l’IA pourrait aider à guérir les effets collatéraux de la radiothérapie lorsqu’elle a été utilisée pour lutter contre le cancer ?

    -(R-IA) : Oui, l’IA peut aider à guérir les effets collatéraux de la radiothérapie en optimisant la dose de rayonnement délivrée aux tissus sains environnants lors du traitement du cancer.

    L’irradiation des tissus sains peut causer des effets secondaires, tels que des brûlures cutanées, des douleurs et des troubles de la fonction organique. Les médecins doivent donc trouver un équilibre délicat entre la dose de rayonnement nécessaire pour détruire les cellules cancéreuses et la dose qui peut endommager les tissus sains environnants.

    C’est là que l’IA peut intervenir. Les systèmes d’IA peuvent analyser les images médicales du patient, telles que les scanners et les IRM, pour cartographier les tissus sains environnants et déterminer les zones qui nécessitent une réduction de la dose de rayonnement. Ensuite, ils peuvent utiliser des algorithmes d’optimisation pour ajuster la dose de rayonnement délivrée aux tissus sains tout en maintenant une dose suffisante pour traiter le cancer.

    En utilisant l’IA pour optimiser la dose de rayonnement, les médecins peuvent réduire les effets secondaires pour les patients, améliorer les résultats du traitement et réduire les coûts des soins de santé. En fin de compte, cela peut contribuer à améliorer la qualité de vie des patients atteints de cancer et à améliorer leur survie.

    – (Q) : Plus précisément, on pourrait classer les types de problèmes collatéraux de la radiothérapie en deux types : (1) la fibrose, sur la peau, les nerfs et les vaisseaux sanguins et (2) la nécrose, sur les os. Comment pensez-vous que l’IA pourrait aider à guérir ou au moins à atténuer chacun de ces deux types de problèmes ?

    – (R-IA) : (1) Fibrose : L’IA peut aider à guérir ou à atténuer les effets collatéraux de la radiothérapie sur la fibrose en optimisant la dose de rayonnement délivrée aux tissus sains environnants. Les systèmes d’IA peuvent analyser les images médicales pour cartographier les tissus sains environnants et déterminer les zones qui nécessitent une réduction de la dose de rayonnement. Les algorithmes d’optimisation peuvent ensuite ajuster la dose de rayonnement délivrée aux tissus sains tout en maintenant une dose suffisante pour traiter le cancer. En réduisant la dose de rayonnement sur les tissus sains, l’IA peut aider à réduire la probabilité de développer une fibrose, ce qui peut contribuer à améliorer la qualité de vie des patients.

    (2) Nécrose : La nécrose osseuse est une complication rare mais potentiellement grave de la radiothérapie, qui peut causer des douleurs osseuses sévères et des fractures. L’IA peut aider à identifier les patients qui sont les plus à risque de développer une nécrose osseuse après la radiothérapie, en analysant les images médicales pour évaluer la densité minérale osseuse et d’autres facteurs de risque. Cela permet aux médecins de surveiller les patients de près et de prendre des mesures préventives, telles que l’utilisation de traitements médicamenteux pour renforcer les os. En outre, l’IA peut être utilisée pour optimiser la dose de rayonnement délivrée aux os, en réduisant le risque de développer une nécrose osseuse tout en maintenant une dose suffisante pour traiter le cancer. Cela peut aider à améliorer les résultats du traitement et à réduire les effets secondaires pour les patients.

    – (Q) : Merci beaucoup pour ces informations. Je vais montrer votre texte en l’état pour un éditorial du site web de l’ARSER, notre association de recherche, qui signifie Association pour la Recherche sur les Séquelles de la Radiothérapie, en mentionnant bien sûr que vous êtes à l’origine de ces informations. Vous démontrez ainsi une avancée potentielle de l’IA au progrès médical (et à tout domaine) en matière de fourniture interactive et personnalisée d’informations.

    – (R-IA) : Je suis ravi d’avoir pu vous aider avec ces informations. N’hésitez pas à utiliser ce texte pour votre éditorial sur l’ARSER, en mentionnant bien sûr que les informations ont été fournies par ChatGPT, une intelligence artificielle formée par OpenAI. Je suis convaincu que l’IA peut jouer un rôle important dans l’amélioration des soins de santé en fournissant des outils d’analyse et de traitement avancés pour aider à guérir les effets secondaires de la radiothérapie et d’autres traitements médicaux.
     [:en]by Jean-Pierre Briot

    Emeritus Research Director, CNRS – Sorbonne University

    Member of the ARSER Board

     
    The purpose of this editorial is to take stock of the advances and prospects for the use of artificial intelligence techniques for medicine, and in particular the after-effects of radiotherapy.

    Allow me first of all to recall that AI (artificial intelligence) is one of the fields of computer science and was projected from its inception, in the 1950s. It includes (but is not however reduced to ) statistical learning techniques (known as « artificial neural networks »), which have experienced dazzling and constant progress since 2012, due to the conjunction of three factors: technical progress, availability of huge masses of data thanks to to the Web, and availability of large resources for intensive calculations thanks to cheap adapted processors. Examples of everyday applications are face recognition, translation and weather forecasting.

    Rather than write this analysis by myself, it seemed tempting to ask ChatGPT, the conversational agent created by the company Open AI, and very publicized for a few months. Before that, it seemed useful to me to summarize the principles of its operation.

    – Its first GPT module (acronym for Generative Pre-trained Transformer) has the function of statistical language learning (being able to dialogue in several languages, including French). GPT is a very large (so-called deep) artificial neural network architecture. Its training is of the “supervised learning” type, consisting in learning to predict the following words of a sentence, from an enormous quantity of texts, and thus the syntax and the structure of the language. The result is an encyclopedic text generator.

    – The second module has the function of dialogue generation and uses another machine learning technique, called reinforcement learning , where human experts evaluate the responses generated by the system, allowing it to gradually learn responses and dialogues more and more refined.

    The results are quite impressive, even if limits, some deep, exist and could be the subject of another editorial! Good reading !

    Below is the full transcript of the dialogue initiated with ChatGPT on March 23, 2023

    – Question (Q): Please summarize the main advances from AI to medical progress

    – Answer (R-IA): AI has brought many advances in the field of medicine, including:

     

    1. Computer-aided diagnosis : AI systems can help diagnose diseases by analyzing medical images such as X-rays, CT scans and MRIs, as well as the patient’s symptoms and medical history.
    2. Early disease detection : AI algorithms can be used to detect early signs of diseases such as cancer and cardiovascular disease, enabling more effective treatment.
    3. Personalization of treatments : AI can be used to analyze patient data and provide personalized treatment recommendations, based on medical history, symptoms and test results.
    4. Medical robotics : Robots can be used in surgery, helping surgeons perform more precise and safer procedures.
    5. Patient monitoring : AI can be used to monitor patients remotely, detect changes in their health status and prevent complications.
    6. Drug discovery : AI algorithms can be used to identify promising compounds for drug development, by analyzing large amounts of data.

    These AI advances in medicine have the potential to transform the way diseases are diagnosed, treated and managed, enabling more precise and personalized medicine.

    – (Q): Thank you, do you have more specific information on how AI could help cure the side effects of radiotherapy when it has been used to fight cancer?

    -(R-IA): Yes, AI can help cure the collateral effects of radiation therapy by optimizing the radiation dose delivered to surrounding healthy tissue during cancer treatment.

    Irradiation of healthy tissues can cause side effects, such as skin burns, pain and organ function disorders. Doctors must therefore strike a delicate balance between the dose of radiation needed to destroy cancer cells and the dose that can damage surrounding healthy tissue.

    This is where AI can come in. AI systems can analyze patient medical images, such as CT scans and MRIs, to map surrounding healthy tissue and determine areas that require radiation dose reduction. Then they can use optimization algorithms to adjust the dose of radiation delivered to healthy tissue while maintaining a sufficient dose to treat cancer.

    By using AI to optimize radiation dose, doctors can reduce side effects for patients, improve treatment outcomes and reduce healthcare costs. Ultimately, it may help improve the quality of life for cancer patients and improve survival.

    – (Q): More specifically, we could classify the types of collateral problems of radiotherapy into two types: (1) fibrosis, on the skin, nerves and blood vessels and (2) necrosis, on the bones. How do you think AI could help cure or at least mitigate each of these two types of problems?

    – (R-IA): (1) Fibrosis : AI can help to cure or mitigate the collateral effects of radiation therapy on fibrosis by optimizing the radiation dose delivered to surrounding healthy tissue. AI systems can analyze medical images to map surrounding healthy tissue and determine areas that require radiation dose reduction. Optimization algorithms can then adjust the radiation dose delivered to healthy tissue while maintaining a sufficient dose to treat cancer. By reducing the radiation dose to healthy tissue, AI can help reduce the likelihood of developing fibrosis, which can help improve patients’ quality of life.

    (2) Necrosis: Bone necrosis is a rare but potentially serious complication of radiation therapy, which can cause severe bone pain and fractures. AI can help identify patients who are most at risk of developing bone necrosis after radiation therapy, by analyzing medical images to assess bone mineral density and other risk factors. This allows doctors to monitor patients closely and take preventative measures, such as using drug treatments to strengthen bones. Additionally, AI can be used to optimize the radiation dose delivered to bone, reducing the risk of developing bone necrosis while maintaining a dose sufficient to treat cancer.

    – (Q): Thank you very much for this information. I am going to show your text as it is for an editorial on the website of ARSER, our research association, which stands for Association for Research on the Sequelae of Radiotherapy, mentioning of course that you are at the origin of these informations. You are thus demonstrating a potential advancement of AI to medical progress (and any field) in the interactive and personalized delivery of information.

    – (R-IA): I am delighted to have been able to help you with this information. Feel free to use this text for your editorial on ARSER, mentioning of course that the information was provided by ChatGPT, an artificial intelligence trained by OpenAI. I am convinced that AI can play an important role in improving healthcare by providing advanced analysis and treatment tools to help cure the side effects of radiation therapy and other medical treatments.

     [:]

  • [:fr]Une radiothérapie « sans complication » a-t-elle vu le jour ?[:en]Has « complication-free » radiotherapy emerged?[:]

    [:fr]

    par Marie-Catherine VOZENIN,

    Cheffe du Laboratoire de Radiooncologie du CHUV | Centre hospitalier universitaire vaudois
    Professeure associée au service de Radio-Oncologie,
    Centre hospitalier universitaire vaudois et Université de Lausanne
    Présidente de l’ARSER Suisse

    La radiothérapie est utilisée depuis plus d’un siècle pour traiter le cancer, seule ou associée à une chirurgie ou chimiothérapie. Avec les progrès technologiques, la radiothérapie a évolué régulièrement pour devenir aujourd’hui l’un des outils les plus performants et rentables dans la lutte contre le cancer, avec la moitié des patients atteints de cancer traités à un moment donné de la prise en charge.

    Au cours des deux dernières décennies, les avancées technologiques (traitement plus ciblé, guidé par informatique) ont transformé la radiothérapie en un traitement précis et personnalisé. Néanmoins, le traitement de tumeurs plus résistantes, pouvant nécessiter une dose de radiothérapie plus importante pour obtenir un contrôle tumoral, reste limité par le risque de complications au niveau des tissus sains en raison du risque de séquelles chez les long-survivants du cancer et/ou par la progression du cancer par développement d’une récidive locale ou la survenue de métastases.

    Par conséquent, la poursuite de l’amélioration de la radiothérapie par une radio-sensibilisation sélective de la tumeur reste le défi actuel de la communauté des chercheurs et médecins en radio-oncologie. Les dernières décennies ayant fait des progrès grâce à l‘amélioration des machines (passant du Cobalt à l’accélérateur linéaire) ou de l’utilisation de chimiothérapie radio-sensibilisante comme le cisplatine ou l’immunothérapie.

    Dans ce contexte depuis quinze ans, mon équipe a conceptualisé et mis en œuvre une nouvelle approche en radiothérapie basée sur l’utilisation d’une irradiation à ultra-haut débit de dose (UHDR) qui permet de délivrer la dose d’irradiation en une fraction de seconde, alors que la radiothérapie standard nécessite plusieurs minutes. Nous avons appelé cette nouvelle méthode la radiothérapie FLASH (en anglais FLASH-RT). En plus d’être très rapide, la FLASH-RT a renversé nos connaissances en permettant de tuer les cellules tumorales sans complication au niveau des tissus sains.

    Pour pouvoir proposer ce traitement chez l’homme, des défis techniques (pour réaliser le haut débit) doivent être encore relevés. Pour cela nous collaborons avec le meilleur de la physique mondiale : les physiciens d’accélérateurs du CERN en Europe, du PSI en Suisse et du SLAC aux USA. Nous progressons en parallèle vers des essais « cliniques » en traitant des animaux de compagnie (chats et chiens) malades de cancer en collaboration avec les vétérinaires. Aujourd’hui, de nombreuses équipes à travers le monde ont suivi cette nouvelle approche et notre communauté scientifique a pu montrer l’intérêt de la FLASH-RT dans plusieurs modèles précliniques (en recherche fondamentale). Enfin, nous travaillons avec enthousiasme dans mon laboratoire à la compréhension des mécanismes (« comment ça marche ») afin que la FLASH-RT puisse dans un avenir proche être proposée aux patients atteints de cancer dans les meilleures conditions de sécurité et d’efficacité.

     [:en]

    by Marie-Catherine Vozenin,

    Head of the CHUV Radiation Oncology Laboratory | Vaud University Hospital Center

    Associate Professor at the Radio-Oncology Department,

    Vaud University Hospital Center and University of Lausanne

    President of ARSER Switzerland

    Radiotherapy has been used for more than a century to treat cancer, alone or in combination with surgery or chemotherapy. With advances in technology, radiotherapy has evolved steadily to become one of the most successful and cost-effective tools in the fight against cancer today, with half of cancer patients treated at some point in treatment.

    Over the past two decades, technological advances (more targeted, computer-guided treatment) have transformed radiotherapy into a precise and personalized treatment. Nevertheless, the treatment of more resistant tumours, which may require a higher dose of radiotherapy to obtain tumor control, remains limited by the risk of complications in healthy tissues due to the risk of sequelae in long-survivors of cancer and/or or by the progression of the cancer by development of a local recurrence or the occurrence of metastases.

    Therefore, the pursuit of the improvement of radiotherapy by a selective radio-sensitization of the tumor remains the current challenge of the community of researchers and physicians in radiation oncology. The last decades have made progress thanks to the improvement of machines (going from Cobalt to the linear accelerator) or the use of radio-sensitizing chemotherapy such as cisplatin or immunotherapy.

    In this context for fifteen years, my team has conceptualized and implemented a new approach in radiotherapy based on the use of ultra-high dose rate (UHDR) irradiation which makes it possible to deliver the irradiation dose in a fraction of a second, whereas standard radiotherapy requires several minutes. We have called this new method FLASH radiotherapy (FLASH-RT). In addition to being very fast, FLASH-RT has overturned our knowledge by allowing tumor cells to be killed without complication in healthy tissues.

    To be able to offer this treatment in humans, technical challenges (to achieve high throughput) must still be met. For this we collaborate with the best of world physics: accelerator physicists from CERN in Europe, PSI in Switzerland and SLAC in the USA. We are progressing in parallel towards “clinical” trials by treating pets (cats and dogs) sick with cancer in collaboration with veterinarians. Today, many teams around the world have followed this new approach and our scientific community has been able to show the interest of FLASH-RT in several preclinical models (in fundamental research). Finally, we are working enthusiastically in my laboratory to understand the mechanisms (“how it works”) so that FLASH-RT can in the near future be offered to cancer patients under the best conditions of safety and effectiveness.

     [:]